Des actus (positives) sans coronavirus : de l’urine pour base lunaire, des dinosaures géants en Lozère, …

Si vous avez raté les infos scientifiques les plus marquantes ou étonnantes, Curieux.live vous offre une séance de rattrapage

 

1-L’urine servira à tailler les roches lunaires

Vous avez aaaaadoré le film Seul sur Mars où Matt Damon, alias Mark Watney, est abandonné sur la planète par un équipage le croyant mort. Il survit alors en cultivant des pommes de terre à l’aide des excréments de ses collègues… Alors vous adorerez le remake proposé par la Nasa. Comme on l’a expliqué ici, la conquête de Mars passe par la Lune. Pour tester l’installation de base lunaire, la Nasa pense réellement que l’homme pourra survivre en utilisant ce qu’il a sous la main. Et que possède-t-il sous la main ? Ce qu’aucune crise économique ne pourra lui voler : l’urine !

Chaque kilo transporté vers la Lune coutera plus de 20.000 euros alors le système D est de rigueur. La roche lunaire sera à disposition des astronautes mais pour la façonner, seule l’urée humaine permettra d’assouplir le régolithe (roche lunaire) pour la tailler à l’envie. Ce régolite servira alors à construire les bases lunaires. Ou quand l’urine devient l’imprimante 3D de la Lune… A lire dans la revue scientifique Journal of Cleaner Production

2- Des empreintes de gigantesques dinosaures découvertes en Lozère

La découverte est exceptionnelle ! A 500 mètres sous terre, dans les causses de Méjean, en Lozère, des empreintes de sauropodes (dinosaures de 10 à 30 mètres de long) ont été relevées par un paléontologue à l’Université de Bourgogne Franche-Comté. Une grande première pour une cavité naturelle.

Jean-David Moreau, féru de spéléologie qui est rentré dans la grotte de Castelbouc, avec l’Association Paléontologique des Hauts Plateaux du Languedoc, témoigne pour Sciences et Avenir : « Certaines (empreintes) ont une dimension impressionnante, jusqu’à 1,25 mètres de diamètre. Elles correspondent au passage de gros dinosaures quadrupèdes et herbivores, des sauropodes probablement du groupe des titanosauriformes qui compte dans ses rangs parmi les plus gros animaux ayant existé sur Terre ».

Ce passage a eu lieu au Bathonien, une période du Jurassique moyen il y a 168 millions d’années. Le site Planète Terre de l’École nationale supérieure de Lyon explique : « Les études sédimentologiques et minéralogiques menées dans la grotte ont permis de déterminer que les sauropodes de Castelbouc évoluaient dans un milieu littoral et ont laissé leurs empreintes sur la bordure d’un lagon, non loin d’une forêt dominée par des conifères ».

Au cours des millions d’années suivantes, la couche de boue a été recouverte par d’autres avant de se sédimenter. Puis la rivière souterraine qui a créé la grotte a permis de révéler ces empreintes. Un hasard fabuleux, prompt a faire rêver les enfants comme les paléontologues les plus aguerris.
Les passionnés retrouveront la publication scientifique de cette découverte dans le Journal of vertebrate paleontology.

Alexandre Marsat

Image par Ajale de Pixabay

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