Est-ce qu’un SMS pollue ?

Les textos, on en raffole. Ils nous lient à nos téléphones portables depuis 1992.

Quand le prix des forfaits était démesuré, ils permettaient de contourner le surcoût d’un appel. Aujourd’hui, ils sont de plus en plus préférés à l’appel téléphonique ; cet amour pour les textos se mue ainsi en passion dévorante…

Dans un monde surconnecté, où tout s’accélère et où notre doudou numérique nous sollicite constamment, le SMS, pour « short message service », permet de s’assurer que le message est bien passé, alors que les messages vocaux ne sont plus écoutés ou trop « tardivement » (une heure, c’est trop…).

Si on en croit les chiffres de l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes), ce ne sont pas moins de 180 milliards de SMS qui sont envoyés chaque année. Dans le monde ? Non, rien que pour la France ! Même si le SMS en lui-même recule, ce type de message écrit explose bel et bien, car il est de plus en plus envoyé via des applications de messagerie comme WhatsApp ou Facebook Messenger.

Mais, comme dans la vie sentimentale, il peut y avoir des relations toxiques. Et le SMS est très néfaste pour l’environnement et devient l’une des causes du réchauffement climatique. Comme chaque échange de données, il est consommateur d’énergie et émetteur de CO2. Selon différentes estimations, chaque SMS représente 2 millièmes de gramme de CO2. C’est faible, mais pour un geste quotidien, et ramené aux 16 milliards de SMS envoyés chaque jour à travers le monde, cela commence à peser.

Ne vous réfugiez pas pour autant sur le Web ou les applications de votre mobile, cela reste de l’échange de données, donc il faut toujours de l’énergie. Et, quand on va sur le Web, le coût environnemental grimpe très vite. L’envoi d’un SMS passe par le réseau de téléphonie et non sur le Web avec ses énormes centres de données (data centers). Pour une simple requête sur votre moteur de recherche préféré ou un mail, c’est 7 grammes de CO2 émis…

Au final, le numérique représente 4 % des émissions de CO2 mondiales. Le tout réparti entre la production des outils (ordinateur, smartphone, etc.) et leur utilisation.

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