Du protoxyde d’azote produit par les manchots, naissance d’ours dans les Pyrénées

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Un ourson naît dans les Pyrénées

On vous présentait la semaine dernière l’étendue de la superficie occupée par les ours brun réimplantés dans les Pyrénées. Elle a été multipliée par deux en 2 ans. Pendant ce temps un petit ourson en a profité pour pousser ses premiers cris au milieu de la forêt pyrénéenne. C’est la première naissance de l’année observée dans les Pyrénées. Après leur sortie d’hivernation, les ours s’accouplent. Accompagnée de sa mère, ce petit ourson a été observé début mai à Bethmale, tout près de la frontière espagnole en Ariège.

Une première qui sera suivie d’autres comme l’explique Alain Reynes président de l’Adet – Pays de l’ours à France 3 : « Logiquement, on peut espérer une dizaine de naissances, comme l’an dernier ».  Le petit rejoint la cinquantaine d’ours présent dans le massif. Nombreux ? Ils ne sont pas suffisants pour maintenir l’espèce. A l’heure actuelle une quinzaine de femelles peuvent porter des petits (tous les deux ans).

Les manchots royaux produisent du gaz hilarant

De sacrés petits blagueurs ces manchots royaux. Les jeunes humains connaissent bien le protoxyde d’azote surnommé proto. Quand il est inhalé ce gaz modifie la voix à la mode de Donald Duck (1).
Les manchots royaux n’ont pas attendu la nouvelle pratique des jeunes lycéens pour en produire. Attention cela est moins attrayant que l’inhalation via un ballon gonflable… Les oiseaux marins produisent en très grande quantité du protoxyde d’azote via leurs excréments. Cette découverte vient d’être publiée dans la revue scientifique Science of The Total Environment. Un des chercheur qui a réalisé cette découverte, cité par Sciences et Avenir, explique : « Les émissions maximales sont environ 100 fois plus élevées que dans un champ danois récemment fertilisé. C’est vraiment intense ». Les scientifiques ont d’ailleurs étaient « incommodés » à proximité d’une colonie de manchots royaux étudiée…
Problème, ce gaz hilarant n’est pas drôle du tout pour la planète : c’est un puissant gaz à effet de serre, 300 fois plus fort que le CO2, qui détruit la couche d’ozone.

(1) Cette inhalation (trop) répandue n’est pas sans danger comme le rappelle les autorités sanitaires qui ont déjà constatées plusieurs cas graves d’atteintes neurologiques.

 

Alexandre Marsat

 

https://www.sciencesetavenir.fr/animaux/oiseaux/les-excrements-des-manchots-royaux-produisent-naturellement-du-gaz-hilarant_144364

Image par Romuald Bézard de Pixabay