Des actus (positives) : les koalas lèchent les arbres, les bourdons encouragent la floraison

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Les koalas lèchent les arbres pour boire

Comment voulez-vous faire pour boire tout en haut des arbres ? Cette question les scientifiques se la posent depuis longtemps pour les koalas. On savait qu’ils mangent les feuilles d’eucalyptus pour y trouver l’eau nécessaire car il n’avalent pas de l’eau liquide.

En dévorant un demi-kilo de ces feuilles par jour, ils satisfont 75% de leur besoin. Mais cela n’est donc pas suffisant. Alors comment fait cette espèce pour trouver de l’eau sans la boire ailleurs ? Le mystère vient d’être résolu par une équipe de chercheurs qui vient de prouver que les koalas boivent bel et bien de l’eau à l’état liquide en léchant les troncs des arbres dès que la pluie tombe et ruisselle sur les arbres. Malin.

Ces deux astuces pour obtenir de l’eau montre à quel point les arbres sont importants dans l’écosystème de ce marsupial arboricole d’Australie. Les gigantesques incendies de cet hiver fragilisent décidément durablement l’espèce.

 

En piquant les plantes, les bourdons encouragent leur floraison

La saison des moustiques a commencé tôt cette année et déjà leur piqûre gâche vos soirées apéro au soleil. Mais les piqûres sont parfois très positives. Si si. Il en va ainsi des bourdons. Ils piquent les feuilles des plantes pour les voir fleurir plus tôt. Les scientifiques ont fait cette nouvelle découverte en observant des bourdons dans une serre. Ils ont pu s’apercevoir que les Bombus terrestris (bourdons terrestres) effectuent de petites incisions dans les feuilles sans ramener ces morceaux de feuilles.

Leur objectif est de précipiter la floraison des plantes en agissant ainsi au début du printemps où le pollen vient à leur manquer. Santiago Ramirez, écologiste chimique à l’Université de Californie explique à National Geographic qui révèle l’étude publiée dans Science : « C’est un mode de communication très sophistiqué ».
Lars Chittka, écologiste du comportement à l’Université Queen Mary de Londres qui a participé à l’étude publiée dans Science résume : « Dans un sens, les bourdons disent « Eh, nous avons besoin de nourriture. Veuillez accélérer votre floraison et nous vous polliniserons ». »
Le lien entre pollinisateur et les plantes et leur communication très développée est décidément une merveille de l’évolution.

Alexandre Marsat

Image par Holger Detje de Pixabay