Des actus (positives) : des abeilles contre le cancer du sein, stimulation cérébrale pour les dyslexiques, Homo sapiens en Arabie saoudite

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1- Et si les abeilles soignaient  le cancer du sein

Le petit hyménoptère qui est certainement l’insecte le plus aimé des humains, n’a pas fini d’avoir bonne presse. Le seul défaut de l’abeille à nos yeux : sa piqûre. Voilà qui est résolu : celle-ci pourrait devenir bénéfique. Des scientifiques australiens ont démontré que le venin des abeilles peut  lutter contre un type de cancer du sein. C’est la mélittine qui compose principalement le venin qui aurait la vertu de s’attaquer à certaines cellules malignes. Selon l’étude publiée dans la revue Nature Précision Oncology, la mélittine est notamment efficace dans un cancer appelé triple négatif. Très agressif, ce cancer du sein concernant  15 % des patientes est peu sensible aux traitements. Avec un risque de récidive élevé. Autant dire que la piste de soin offerte par ce venin est une bonne nouvelle.

2- Des Homo sapiens ont traversé l’Arabie saoudite il y a 120.000 ans

Il y a 120.000 ans, nos ancêtres ont foulé le sol de l’actuelle Arabie saoudite alors vert et humide. C’est ce qu’ont reconstitué des chercheurs dans une étude publiée dans Science advances grâce à des traces de pas d’hominidés découverts au bord d’un ancien lac dans le désert du Nefoud. De passage ici, cette étude est un « pas » de plus pour la connaissance de la sortie d’Homo sapiens du continent africain. Mathew Stewart, l’un des auteurs de l’étude explique à l’AFP que « les voies intérieures, suivant lacs et rivières, ont peut-être été particulièrement importantes » pour coloniser l’Eurasie.

3- La stimulation cérébrale au secours des dyslexiques

Au moment où une équipe de linguistes publiaient une tribune pour expliquer les difficultés de compréhension de l’écriture inclusive pour les personnes atteintes de « dys » (dysphasie, dyslexie, dyspraxie, dysgraphie), une équipe de chercheurs a dévoilé l’intérêt de la stimulation cérébrale pour les dyslexiques.

L’équipe de chercheurs qui a publié son étude dans Plos Biology avait déjà démontré que  « les personnes souffrant de dyslexie présentaient une réduction des oscillations cérébrales dans le cortex auditif gauche. Ces résultats ont suggéré que la dyslexie pourrait être associée à un déficit dans la perception des phonèmes, affectant le format des représentations phonémiques dans le cerveau », explique Silvia Marchesotti à Sciences et Avenir. Ils ont alors travaillé sur une stimulation cérébrale permettant la perception de ces phonèmes.
L’objectif est de pouvoir intervenir dès l’enfance quand le cerveau est en développement en misant  sur la plasticité cérébrale.

Alexandre Marsat