Des actus (positives) : Record de migration sans escale pour un oiseau, le Sahara et le Sahel peuplés de 1,8 milliard d’arbres

Si vous avez raté les infos scientifiques les plus marquantes ou étonnantes, Curieux.live vous offre une séance de rattrapage

1- Un oiseau bat le record de migration sans escale

A l’heure où passent les grues au-dessus de nos têtes pour rejoindre le sud de l’Espagne et l’Afrique du Nord, avec leurs « krooo » distinctifs, un discret migrateur a battu un nouveau record de distance sans escale : 12.200 kilomètres. C’est la barge rousse qui est la détentrice de ce record en ayant parcourant ces 12.200 en 11 jours en reliant l’Alaska à la Nouvelle-Zélande. Courrier International qui relève l’information précise que la barge rousse est un oiseau « profilé comme un “avion de chasse” ». Pensez donc : la barge rousse a dû parcourir 1.100 kilomètres chaque jour. Une telle distance épuise n’importe quel humain en voiture mais la barge ne s’est donc autorisée aucune pause !  « Le secret de ces performances impressionnantes ? Des ailes élancées, un profil aérodynamique mais aussi une taille qui double en prévision d’un long vol et des organes internes capables de se rétrécir pour s’alléger et réduire la prise au vent. »

2- 1,8 milliards d’arbres isolés couvrent l’ouest du Sahara et le Sahel

Quand on parle de désert, on pense tout suite au Sahara ou au Sahel avec un paysage de dunes de sable à l’infini… Mais une équipe internationale de chercheurs vient battre en brèche cette idée reçue. Selon leur étude publiée mi-octobre dans la revue Nature, l’ouest du Sahara et le Sahel comptent pas moins de 1,8 milliards d’arbres isolés. Ces derniers ne font donc pas partie de forêts. Comme l’explique à Sciences et Avenir Jérôme Chave, chercheur CNRS en écologie tropicale co-auteur de l’étude, « un arbre, même s’il n’appartient pas à une forêt, est une source importante de carbone (un puits de carbone, NDLR). Or peu d’études ont été réalisées sur ces arbres isolés, on ne sait pas quelle quantité de carbone ils peuvent stocker ». Le comptage des ces arbres a été permis grâce une intelligence artificielle qui a appris à les repérer sur des images satellitaires. Le réchauffement climatique pourrait voir disparaître ces arbres et donc leur rôle sur l’ensemble de l’écosystème.

 

Alexandre Marsat