Mal de dos : comment s’en débarrasser et d’où vient-il ?

C’est le mal du siècle qui continue de ravager le moral de ceux qui en souffrent. Et ils sont nombreux : lombalgie, lumbago, sciatique et autres joyeusetés sont réunies sous le terme « mal de dos » mais chacune a sa propre cause et ses effets. Tour d’horizon

Pour savoir que faire contre le mal de dos, il faut savoir où ça se passe. Et le dos, c’est grand, surtout quand on a mal. Sans surprise, c’est le bas qui arrive en tête des douleurs, la zone comprise entre la 12ème côte et le haut des fesses : c’est la lombalgie et c’est normal parce que c’est là-dessus que repose le poids de tout le haut du corps. C’est bien joli de dire lombalgie mais ça recouvre toute une série de pathologies et d’origines différentes. On vous fait les plus fréquentes :

1- Le muscle

Le mal vient de l’effort brutal (déménagement, bricolage et autres…) ou le port répétitif (personne âgée, malade, enfant…). Ce sont les professions manuelles qui en souffrent le plus. Il existe un moyen de ne pas trop en souffrir : se muscler le dos a priori. Et ensuite, essayer de porter des charges au maximum sans courber le dos mais en pliant les jambes. Plus facile à dire qu’à faire mais avec un peu d’entrainement…

2-Le nerf

La sciatique… caractéristique du nerf sciatique, qui l’eût cru ? C’est parfois la dégénérescence d’une lombalgie : un disque de la colonne, écrasé par deux vertèbres, comprime le nerf et vlan : voilà une douleur qui irradie dans la fesse et jusque dans la jambe parfois.

Comment y remédier ? Là, on n’est plus dans la prévention. On peut toujours tenter le paracétamol… ou un antalgique plus efficace mais bon. On se sent généralement mieux debout qu’assis et si on doit s’asseoir, ce qui peut arriver, il vaut mieux mettre un coussin au creux des reins.

Bref, éviter tous les mouvements où l’on « enroule » le dos, et donc où l’on va étirer le nerf. La chaleur d’une petite bouillotte, c’est pas mal, mais on peut aussi travailler son dos. Soit on fait des mouvements dans le sens inverse de là où on a mal, soit là encore en remusclant son dos chez un kiné. Une ceinture lombaire peut améliorer les choses en empêchant l’écrasement des disques mais avec le risque, si on la porte trop, d’atrophier les muscles concernés.

En dernier recours, il ne reste guère que des infiltrations… Attention cependant avant d’aller chez un ostéopathe ou un kiné : certaines manipulations peuvent aggraver les choses : mieux vaut consulter son médecin avant de franchir le pas.

3- L’os

-l’arthrose. Passé 40 ans, cette usure du cartilage articulaire des vertèbres peut frapper, en priorité les personnes cambrées ou celles qui sont en surpoids. En s’écrasant, les vertèbres créent des excroissances peu douloureuses si elle partent vers l’extérieur mais beaucoup plus vers l’intérieur du canal lombaire.

4- Dans le haut aussi

A l’opposé des lombalgies, il y a les douleurs du haut du dos : les cervicalgies. C’est presque un miracle de ne pas avoir des douleurs cervicales. Les dernières vertèbres, si elles n’ont pas à porter autant de poids que celles du bas du dos, sont les plus mobiles : elles doivent en permanence bouger dans tous les sens pour permettre à la tête d’être mobile à droite, à gauche, en haut et en bas.

Là encore, l’arthrose est la principale coupable mais le « coup du lapin » (mouvement brusque dans un sens stoppé aussi brusquement) est aussi assez fréquent. Cela entraîne un froissement du muscle qui peut aussi être dû à un portage de choses trop volumineuses ou à un faux mouvement. Les mauvaises postures à bannir : dormir sur le ventre, travailler sur l’ordinateur en penchant la tête ou coincer son téléphone entre l’oreille et l’épaule. Il y en a d’autres mais celles-là sont les plus fréquentes.

5- Et au milieu ?

Entre le haut et le bas, il y a… le milieu du dos : la dorsalgie. Et là, on ne rigole plus : non seulement il est rare d’avoir mal à cet endroit mais en outre, c’est encore tout aussi rarement un problème de disque ou d’arthrose.

Sans vouloir s’affoler, c’est plus souvent le signe d’un mal plus profond qui n’a rien de musculo-squelettique mais peut être une inflammation du rachis, voire un cancer ou un problème cardio-vasculaire. Le pire n’étant jamais sûr, il vaut mieux ne pas s’affoler mais consulter son médecin.

D’une manière générale, que le mal soit en haut, en bas et au milieu, si les symptômes persistent comme le dit le message sanitaire… un petit tour chez le toubib vaut mieux qu’une douleur qui s’aggrave.

Jean-Luc Eluard