Des actus (positives) : Les fleurs apparues avant les dinosaures, Un chacal doré dans les Deux-Sèvres

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Les fleurs seraient apparues avant les dinosaures

Si les fleurs sont aujourd’hui partout autour de nous, il n’en a pas toujours été ainsi. Elles n’ont évidemment pas peuplé la planète Terre depuis sa création. Jusqu’alors nous pensions même que les plantes à fleurs avaient fait leur apparition après l’arrivée des dinosaures. Bien entendu, nous parlons ici non pas des végétaux mais bel et bien des angiospermes qui donnent donc des fleurs.  Une nouvelle étude vient de repousser l’âge de leur apparition : finalement les fleurs seraient plus anciennes d’une centaine de millions d’années… Elles ont plus de 250 millions d’années  et non pas 170 millions d’années comme les fossiles nous le laissaient croire.

Les chercheurs précisent dans l’abstract leur étude publiée par Nature Ecology & Evolution : « Nous rapportons une augmentation marquée de l’accumulation de lignées il y a 125 à 72 millions d’années, confirmant l’hypothèse de Darwin d’une diversification rapide des angiospermes du Crétacé. Nos résultats démontrent qu’une origine pré-crétacée des angiospermes est soutenue non seulement par des approches d’horloge moléculaire, mais aussi par des analyses des archives fossiles qui corrigent explicitement l’échantillonnage incomplet ».

Une diversification qui a continué jusqu’à nos jours : les angiospermes sont très majoritaires parmi les plantes (90%).

Un chacal doré pointe son museau en Nouvelle-Aquitaine, dans les Deux-Sèvres

C’est une nouvelle qui enthousiasme tous les environnementalistes. Un chacal doré a été observé à Clussais-la-Pommeraie dans les Deux-Sèvres. C’est la présence la plus occidentale (après la Haute-Savoie en 2017-19, les Bouches-du-Rhône en 2020 et le Jura en janvier 2021) de ce charognard présent en Asie avant de coloniser les Balkans et une partie de l’Europe.
Le Canis aureus ressemble au renard. Mais sa plus grande taille et sa queue courte le distingue de notre goupil.

Les images du chacal doré prises par un piège-photo ont été analysées par des experts de l’espèce dont des membres de l’Office français de la biodiversité (OFB). Dans un communiqué de presse, l’OFB précise : « L’individu observé dans les Deux-Sèvres, probablement isolé et en dispersion, possède un comportement de discrétion similaire au renard roux. Aucune attaque sur l’homme n’a été recensée à ce jour. »

Si vous avez la chance d’en observer (en le laissant tranquille), voici la description de l’OFB pour ne pas le confondre avec une autre espèce : « Le chacal doré peut peser entre 7 et 17 kg avec une hauteur au garrot de 45 – 50 cm. Il se distingue du renard par sa taille supérieure, sa silhouette élancée liées à des membres développés, une queue courte et sa couleur le plus souvent dorée. Il s’agit d’un charognard et d’un prédateur opportuniste comme le renard qui peut chasser des petites proies. Son régime alimentaire reflète la disponibilité alimentaire du territoire.»

Et, il est utile de rappeler que le chacal doré, considéré comme « espèce nouvelle » n’est ni chassable, ni piégeable.

Alexandre Marsat