D’où viennent les taches de rousseur ?

Non, les taches de rousseur ne viennent pas d’une passoire que l’on aurait mise sur la tête pour bronzer ! Une – mauvaise – blague souvent ressassée. Il faut dire que ces dernières portent mal leur nom. Ce ne sont pas vraiment des taches, mais plus précisément des éphélides

Pendant des siècles, les personnes qui portaient ces taches de rousseur ont été montrées du doigt car cela était considéré comme une marque de pacte conclu avec le diable ou du moins synonyme de malédiction. Des légendes transformées aujourd’hui en moquerie. Mais si on regarde de près l’étymologie grecque d’« éphélide », on en comprend en partie l’origine : « À cause du soleil ». Il s’agit donc juste d’une réaction de l’épiderme à l’exposition au soleil.

Il faut examiner la peau au microscope pour déterminer ce qui se passe. Cette dernière est composée d’un type de cellule appelé « mélanocyte », qui synthétise la célèbre mélanine, connue pour colorer la peau. Son action est surtout de protéger des ultra – violets. Pour opérer cette protection, la mélanine est répartie partout sous la peau.

Or, chez certaines personnes, cette mélanine est produite en plus grande proportion et se concentre en plus forte quantité à certains points, donnant alors naissance à ces taches de rousseur. Si vous souhaitez éviter ces taches ou au contraire en posséder… il n’y a rien à faire car cette production est liée à la génétique.
Elles sont ainsi plus présentes chez les personnes dont le phototype (la sensibilité de la peau aux UV) est compris entre 1 et 3, notamment les personnes rousses ou blondes, et plus largement chez les personnes à peau claire.

Que celles et ceux qui ont complexé pendant des années ou ont subi les réflexions « passoires » de leurs camarades se rassurent. Les taches de rousseur, pardon les éphélides, sont à la mode. Les stars du cinéma ou les égéries des podiums les mettent désormais en avant. Du coup, les salons d’esthétique ont de plus en plus de demandes pour en créer de
fausses. Des marques ont même commencé à commercialiser depuis deux ans des « freckle pencils », des crayons à tache de rousseur. La revanche des « roux » a sonné.