Des actus (positives) : le sport bon pour les os, un tournoi pour choisir la reine chez des fourmis, un cousin du diplodocus découvert en Ouzbékistan

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1- Le sport favorable pour les os et l’immunité

Quand on vous dit que le sport est bon pour la santé… Vous n’avez toujours exécuté votre bonne résolution de 2021 : se (re)mettre au sport ? Voici un ultime argument issu d’une étude scientifique publiée dans Nature par des chercheurs américains. Sciences et Avenir explique : « une petite population de cellules situées dans la moelle osseuse perçoivent la pression provoquée par le mouvement du corps, et produisent en réponse une molécule stimulant la formation de globules blancs. » C’est une piste très intéressante pour la lutte contre l’ostéoporose et le renforcement du système immunitaire.
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2- Des fourmis organisent des tournois pour désigner leur nouvelle reine

Comme au temps des chevaliers, les fourmis organisent des tournois. Non pas pour briller devant les convives et observer les plus valeureux mais pour choisir leur reine. C’est ce qui a été observé chez les Harpegnathos saltator par des chercheurs de l’Université de New York qui ont publié leur étude dans la revue scientifique Genes & Development. Ils y indiquent : « suite à la perte de la reine, la colonie subit des troubles sociaux avec un tournoi de duel « antennal ». La plupart des ouvrières abandonnent rapidement le tournoi tandis que quelques ouvrières continuent le duel pendant des mois. » Mais en réalité, dès le troisième jour dudit tournoi les jeux sont faits et la structure sociale de la colonie est rétablie.

Ce tournoi (sans blessée) est loin d’être anecdotique car habituellement chez les fourmis la mort d’une reine implique la disparition de la colonie. Ici, les fourmis qui continuent le tournoi deviennent des pseudo-reines obtenant un statut particulier comme l’explique Claude Desplan, co-auteur de l’étude, à Sciences et Avenir : « Ces trois ou quatre fourmis continuent à se battre même s’il n’y a plus personne à éliminer. Pendant cette partie du tournoi, elles échangent des phéromones pour renforcer leurs caractéristiques de pseudo-reines. Ce sont comme deux professeurs de Harvard qui s’échangent des compliments pour renforcer leur domination sociale et s’établir. »

3- Un cousin du Diplodocus découvert en Ouzbékistan

Le Diplodocus, grand sauropode du Jurassique au dos bombé et au long cou a un cousin en Ouzbékistan. Le premier du genre découvert en Asie centrale : Dzharatitanis kingi.
Décrit par ses découvreurs dans la revue scientifique Plos One mardi 24 février 2021, il aurait mesuré entre 15 et 20 mètres de long. Cette découverte permettra de comprendre la répartition des dinsosaures comme l’explique Hans-Dieter Sues l’un des deux découvreurs du Dzharatitanis kingi, au New Scientist : « Nous essayons toujours de comprendre comment les animaux ont été distribués pendant la période du Crétacé parce que l’Europe à l’époque était essentiellement une série de grandes et petites îles et puis vous avez cette sorte de masse terrestre énorme d’Asie à l’est et cette masse continentale était connecté à l’Amérique du Nord. L’Asie a peut-être été une plaque tournante centrale pour que les dinosaures se déplacent partout sur la planète ».

Alexandre Marsat