Des actus (positives) : Les chasseurs-cueilleurs, dansaient il y a 8000 ans, les bourdons sentent l’humidité des fleurs pour les butiner

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1- Les chasseurs-cueilleurs, premiers danseurs il y a 8000 ans ?

C’est une recherche qui a demandé l’implication totale d’une chercheuse… Étudiant la possibilité que les dents de wapiti accrochées sur les vêtements pouvaient tinter et alors pousser à la danse, Riitta Rainio de l’Université d’Helsinki a sauté (et dansé) pendant six heures d’affilées. Le tout pour étudier les percussions de ces dents du cervidé telles que les chasseurs-cueilleurs (et chasseuses-cueilleuses)  du mésolithique de Sibérie les portaient il y a 8000 ans.
La démarche a aussi confirmé que les traces d’usure connues sur lesdites dents « apparaissent bien lorsque des pendentifs d’incisives d’élan frais – suspendus en grappes – s’entrechoquent », comme Riitta Rainio l’a expliqué à Sciences et Avenir. 

Des usures similaires à celles constatées sur les dents découvertes dans les sépultures de Yuzhniy Oleniy Ostrov. Un site préhistorique situé en Carélie, en Russie où la moitié des tombes recelaient ces dents, jusqu’à 300 pour une seule personne.

Et de compléter auprès de The Sun : « Porter de tels hochets en dansant permet de s’immerger plus facilement dans le paysage sonore, laissant éventuellement le son et le rythme prendre le contrôle de vos mouvements. C’est comme si le danseur était conduit dans la danse par quelqu’un. » Le tout validé par la démarche expérimentale de la chercheuse qui a publié son étude dans la revue scientifique Cambridge Archaeological Journal.

2- Les bourdons perçoivent l’humidité des fleurs pour les butiner

Si les moustiques qui vous dérangent depuis plusieurs semaines vous pistent grâce à votre chaleur corporelle et votre transpiration, il en est de même pour un autre spécialiste du bourdonnement : le bourdon. Lui ne casse pas les oreilles des fleurs qu’il butine, évidement. Mais il est attiré par l’humidité florale des plantes liée à la transpiration de la plante et de son nectar ainsi évaporé.
Les bourdons terrestres peuvent repérer cette humidité grâce à leurs antennes dotées de sensilles.
C’est ce que démontre une étude publiée dans la revue scientifique Journal of Experimental Biology par des chercheurs des universités de Bristol et Exeter.

Ils expliquent dans l’abstract de leur étude que les bourdons « ont montré une préférence spontanée pour les fleurs qui produisent une humidité florale plus élevée. Nos résultats indiquent que les bourdons sont sensibles à différents niveaux d’humidité florale. De cette façon, l’humidité florale peut s’ajouter aux informations fournies par les fleurs et pourrait avoir un impact plus important sur le comportement des pollinisateurs qu’on ne le pensait auparavant. »
Les biologistes ont pu tester différentes humidités florales de fleurs dites gratifiantes ou non-gratifiantes en utilisant des fleurs artificielles.
Les bourdons savent donc distinguer l’humidité florale comme ils savent identifier la couleur ou l’odeur d’une plante pour savoir où continuer leur butinage.

Alexandre Marsat