Des actus (positives) : Découverte du plus ancien fossile de vampire ; Le sable venu du Sahara fertilise les sols ; Trésors archéologiques à Notre-Dame de Paris

Si vous avez raté les infos scientifiques les plus marquantes ou étonnantes, Curieux.live vous offre une séance de rattrapage

1- Découverte du plus ancien fossile de vampire

Voici le retour de Dracula. Ou plutôt de son ancêtre car le plus ancien fossile de vampire a été découvert. Si les histoires de vampires aux longues canines assoiffés de sang vous terrifient, n’ayez pas peur. Le vampire en question est un céphalopode, c’est à dire un animal qui vit dans l’eau. Plus précisément un mollusque avec une couronne de tentacules (calmar, seiches, pieuvre, etc.). Rassuré ?
L’espèce identifiée avec ce fossile est un cousin du vampire des abysses (Vampyroteuthis infernalis)  qui peuplent aujourd’hui les fonds marins du groupe des vampyropodes.
Radio Canada précise que « les paléontologues (…) qui ont décrit la nouvelle espèce, affirment qu’elle vivait il y a environ 328 millions d’années. Cette estimation repousse de près de 82 millions d’années dans le temps le moment de l’apparition de l’ordre des Vampyromorphidés. »

Cette découverte a fait l’objet d’une publication dans Nature communications. Les scientifiques y décrivent le spécimen qui « possède un glaive et dix bras robustes portant des rangées bisériées de ventouses ; c’est le seul vampire connu à conserver la condition ancestrale à dix bras ».
Cette nouvelle espèce est nommée Syllipsimopodi bideni. Oui bideni en hommage au président américain Biden.

L’histoire ne dit si Joe Biden a apprécié de donner son nom à une sorte de pieuvre à 10 bras-ventouses…

2-Le sable venu du Sahara fertilise les sols

L’épisode de poussières désertiques qui a recouvert toute la France cette semaine a sali voitures, fenêtres et façades. Une plaie ? Pas vraiment si on en croit un article du Monde de 2015 dans l’excellente chronique de Pierre Barthélémy « Passeur de sciences » qui démontre que le sable du Sahara ensemence l’Amazonie.

Il explique que « ce sont 182 millions de tonnes d’aérosols qui, chaque année, quittent le Sahara pour traverser l’Atlantique. Cela en fait le plus grand transport de poussières à l’œuvre sur cette planète ». Un apport de phosphore essentiel pour combler la perte naturelle des sols en phosphore. L’étude scientifique relayée par la chronique du Monde a été publiée dans Geophysical Research Letters. Les auteurs précisent dans l’abstract : « Cet apport de phosphore hors du bassin (amazonien) est comparable à la perte hydrologique de phosphore du bassin, suggérant un rôle important de la poussière africaine dans la prévention de l’épuisement du phosphore sur des échelles de temps allant de décennies à des siècles ».

Les épisodes de poussières désertiques étant de plus en plus récurrents, il serait intéressant de quantifier l’apport en Europe de l’Ouest. En attendant, en cette mi-mars, il est grand temps de préparer ses semis pour la nouvelle saison.

3- Des trésors archéologiques découverts à Notre-Dame de Paris

Ce lundi 14 mars, le ministère de la culture a annoncé que d’importants vestiges archéologiques ont été découverts sous la cathédrale Notre-Dame de Paris. Plusieurs tombes et un sarcophage en plomb datant du XIV ème siècle ont été trouvés. Le sarcophage est anthropomorphe c’est-à-dire qu’il épouse la forme du corps du défunt. Très bien conservé, il appartiendrait à un haut-dignitaire.

Le ministère indique dans un communiqué de presse que « cette opération a également mis en évidence, immédiatement sous le niveau de dallage actuel de la cathédrale, l’existence d’une fosse dans laquelle ont été enfouis des éléments sculptés polychromes identifiés comme appartenant à l’ancien jubé de Notre-Dame, construit vers 1230 et détruit au début du XVIIIe siècle. »

Le jubé est une tribune en bois ou en pierre qui sépare le chœur de la nef. Le ministère précise qu’il « s’agit donc d’une découverte du plus grand intérêt, susceptible d’apporter des données nouvelles sur ce jubé et sur la qualité de son décor peint ».

Alexandre Marsat