3 façons d’agir pour protéger l’océan

La protection des océans nous concerne tous. Alors si l’on passait à l’action au lieu de buller ? A l’occasion de la journée mondiale de l’océan ce mercredi 8 juin 2022, voici trois façons d’agir en faveur des milieux marins et de leurs habitants

« Revitaliser les océans par l’action collective », tel est le thème choisi en cette année 2022 par les Nations Unies pour célébrer la valeur des océans. Cela passe par la capacité de chaque individu à se mobiliser pour participer, à son échelle, à ce vaste mouvement.

1- Se former grâce à la Fresque océane

Si vous ne savez pas par quoi commencer, la Fresque Océane est faite pour vous ! Créé en 2019, par Alice Vitoux sur le modèle de la Fresque du Climat, cet atelier vous donnera une vision systémique de l’Océan. Un jeu de 100 cartes permet d’aborder de manière ludique 6 thématiques : les services écosystémiques de l’Océan, la biodiversité marine, la pêche, la pollution, les industries maritimes et le dérèglement climatique. En moins de trois heures, vous ferez émerger les actions individuelles et collectives avec un focus sur les Objectifs de Développement Durable de l’ONU.

Les plus motivés peuvent aussi prendre le bateau en marche et suivre la fin du MOOC « l’océan au coeur de l’humanité », proposé par l’UVED et le Muséum national d’histoire naturelle de Paris (MNHN). Ce cours gratuit et en ligne, enrichi de nombreuses ressources et interventions, est ouvert jusqu’au 1er juillet 2022. Il devrait être reconduit à la rentrée prochaine.

2- Aider les scientifiques

Avant de vous jeter à l’eau, il peut être intéressant de se pencher sur la faune et la flore du bord de mer. C’est l’objet du programme national de sciences participatives sur la Biodiversité du Littoral BioLit, créé par Planète Mer en étroite collaboration avec le MNHN. Ce programme permet d’aider les scientifiques à comprendre comment réagit le bord de mer aux différentes pressions subies : changement climatique, pollutions, introductions d’espèces exotiques, etc. Avec des résultats inédits à la clé sur l’état de santé des écosystèmes côtiers obtenus grâce aux données collectés.

Ceux qui passent leur temps à fouiller dans la laisse de mer à la recherche de menus trésors peuvent mettre leur curiosité au service du programme Plages vivantes, porté par le MNHN. Cet observatoire participatif de la biodiversité des hauts de plages est exclusivement centré autour de la laisse de mer qui accueille une riche biodiversité spécialisée.

3- Se retrousser les manches 

La vue des macro-déchets abandonnés sur les plages du littoral vous révulse ? Participez aux Initiatives Océanes. Ces opérations de nettoyage, orchestrées par Surfrider Foundation, sont loin d’être une goutte d’eau dans l’océan de la pollution plastique. En 2021, 1 175 mètres cubes de déchets soit l’équivalent de 35 conteneurs ont été retirés des berges, rives et autres plages arpentées.

Ces granulés industriels ou pellets font l’objet d’une attention particulière depuis 2018 de la part de Surfrider Foundation. Car cette pollution microplastique n’est pour l’instant pas prise en compte par les pouvoirs publics. Aussi chaque observation compte ! PHOTO Racinais

Ces collectes ont notamment permis d’identifier de nouvelles sources de pollution. « En décembre 2021, suite à de nombreuses intempéries au Pays Basque, des biomédias (ou médias filtrants) ont été retrouvé à l’embouchure de la Bidassoa et sur les plages d’Hendaye. Grace à l’aide précieuse des citoyens, l’origine des pollutions ont pu être retrouvés et arrêter la pollution », soulignent les auteurs du Bilan environnemental 2021. Une goutte d’eau bien utile ! Sans compter que ces données permettent aussi de faire pression sur les acteurs politiques et législatifs. Car la protection des océans doit devenir l’affaire de tous.

Alexandrine Civard-Racinais

A lire sur Curieux!

Trois éco-gestes pour la plage

A voir