Trois pouvoirs extraordinaires du chat… à connaître en période de confinement

En ces temps de crise sanitaire et de confinement, partager sa vie avec un chat pourrait se révéler un formidable atout. Car nos félins domestiques sont dotés de véritables pouvoirs thérapeutiques.

 

1-Le ronron guérit du bourdon

Comment améliorer notre humeur en cette période anxiogène ? Peut-être en se reconnectant… à notre chat comme le suggère le vétérinaire Jean-Paul Gauchet, père du le concept de « ronronthérapie ». Car le ronron de notre petit félin a des vertus apaisantes et sécurisantes. L’homme perçoit ce ronron grâce à ses tympans, mais aussi grâce à des capteurs situés sur sa peau. Ces capteurs appelés « corpuscules de Pacini », transforment les vibrations émises par Minou en impulsions électriques et les transmet au cerveau. Ce dernier y répond en sécrétant de la sérotonine, une hormone impliquée dans de nombreuses fonctions physiologiques comme le sommeil ou l’humeur.

2-Le ronron améliorerait la cicatrisation

Depuis les travaux menés par la bio-acousticienne américaine Elisabeth von Muggenthaler et son équipe dans les années 2000, on sait que le ronron génère des vibrations basses fréquences entre 25 et 50 Hertz. Or cette gamme de vibrations est utilisée par le secteur médical pour favoriser le processus de cicatrisation et la création de tissus nouveaux dans le cadre de la prise en charge de fractures ou d’arthroses délabrantes. Le ronron de nos matous aurait donc aussi une action dite anabolisante sur nos organismes, qui reste néanmoins à prouver.

La seule présence d’un chat apaise tensions et niveau d’anxiété. PHOTO  Alexandrine Civard-Racinais

3-Le chat, un anti-dépresseur naturel

Il est en revanche d’ores et déjà prouvé que la présence d’un chat réduit le risque de dépression chez les personnes âgées, notamment chez celles qui sont atteintes de troubles cognitifs ou de démence. Il fait partie des « médiateurs thérapeutiques » utilisés par les soignants au sein de certains Ehpad, de services gériatriques et structures de soins psychiatriques ouverts à la zoothérapie. A l’heure où nos aînés se retrouvent confinés chez eux ou interdits de visites dans les Ehpad, il serait peut-être bon d’autoriser les visites des chats ou d’organiser des séances collectives de ronronthérapie…

Alexandrine Civard-Racinais

 

Un livre (cha)voureux

Les pouvoirs extraordinaires du chat (dont ses pouvoirs thérapeutiques, les dessous de la relation homme-chat) font l’objet d’une recension dans l’ouvrage de l’éthologue Jessica Serra, par ailleurs animatrice de l’émission La vie secrète des chats, sur TF1. Outre une revue de la littérature scientifique sur ces sujets, l’auteure donne à voir et à comprendre ce qui se passe « Dans la tête d’un chat » (HumenSciences, 2020) : comment Minou voit le monde, pense et réagit. Avec en prime, les résultats d’une étude menée en 2017 sur les pérégrinations des chats durant la nuit qui témoignent « de l’incroyable plasticité comportementale » de ces félins capables « d’adapter (leurs) rythmes biologiques en fonction de l’humain », ce qui n’est pas le moindre de ses talents…

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Image par KatinkavomWolfenmond de Pixabay