Des actus (positives) : l’homme de Neandertal enterrait aussi ses morts, les abeilles repoussent les frelons avec du caca

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La preuve irréfutable que Neandertal enterrait ses morts vient de Dordogne

Débat scientifique de ces dernières décennies, l’hypothèse selon laquelle l’homme de Neandertal enterrait ses morts est confirmée. Et indiscutable. Cette ultime découverte a été permise grâce à des ossements de Neandertal remontés à la surface il y a bientôt 50 ans en Dordogne sous l’abri de la Ferrassie. Ces os d’un néandertalien de 2 ans ont été redécouverts dans les collections du Musée d’archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye.

L’étude menée par une équipe internationale dirigée par les paléoanthropologues Antoine Balzeau, du CNRS et du Muséum national d’Histoire naturelle, et Asier Gómez-Olivencia, de l’université du Pays basque (Espagne) a été publiée dans la revue scientifique Scientific Reports.

Le CNRS indique dans un communiqué : « le squelette reposait dans une couche de sédiments inclinée vers l’ouest (la tête, à l’est, plus haute que le bassin), alors que les autres couches stratigraphiques du site sont inclinées vers le nord-est. La position des os, relativement peu dispersés, restait conforme à l’anatomie. Leur conservation, meilleure que celle des os de bison et d’autres herbivores retrouvés dans la même strate, indique un enfouissement rapide après la mort. » Décédé il y a plus de 40.000 ans, le corps de l’enfant a été enfoui dans une couche sédimentaire datée de 60.000 ans.

Les abeilles font fuir le frelon avec des déjections

On savait que les abeilles commençait à se défendre des frelons asiatiques en mettant aux point différentes stratégies. La plus connue est la montée en température du corps de l’intrus ou par l’étouffement du frelon oriental par les abeilles de Chypre.
Les abeilles asiatiques ont une autre technique pour se protéger de leur tueur. Sciences et Avenir explique : « pour empêcher les frelons de pénétrer leurs ruches, les abeilles en tapissent les entrées avec des déjections d’animaux. » Elles vont ainsi chercher au sol les cacas des autres animaux. L’étude publiée dans la revue scientifique Plos One indique que  la technique a « supprimé les tentatives du frelon de pénétrer dans les ruches en réduisant l’incidence des attaques de frelons multiples et en réduisant considérablement la probabilité qu’ils s’approchent des entrées. »

Alexandre Marsat