Découvrez les surprenants pouvoirs des insectes

Il y a 1 million d’espèces d’insectes « minuscules » qui piquent, titillent, agacent… Et pourtant, ils rendent de nombreux services à notre biosphère depuis plus de 300 millions d’années ! Voici 3 super-pouvoirs des insectes

Qui sont-ils tous ces insectes qui nous entourent ? Un squelette externe, 3 paires de pattes, des ailes et une paire d’antenne, voilà l’équipement de base de ce sous-groupe d’Arthropodes. Exit donc l’idée reçue que les araignées, scolopendres et autres minus plein de pattes, fassent partie de ce club très sélect.

1- Des supers recycleurs

Depuis les forêts du carbonifère, les insectes se nourrissent de végétaux, les décomposent et restituent au sol les substances nutritives. Les actions de nos super-minus, contribuent en recyclant la matière organique, au maintien de la structure et de la fertilité du sol. Sans eux et les microorganismes (car ils prônent l’intelligence collective et le temps partagé), point de croissance des plantes !  Ecolos purs et durs, ils participent également à la lutte contre le réchauffement climatique en stockant consciencieusement la moindre particule de carbone sous nos pieds. Des chercheurs ont estimé à plusieurs centaines de millions de dollars, le travail fourni par les bousiers. Les insectes bientôt au Cac 40 ?

2- Le pouvoir de métamorphose

L’incroyable Hulk aurait-il plagié les insectes ? Peu probable, car la métamorphose remanie profondément les organes. Or, Hulk ressemble toujours à un homme, même s’il devient vert de rage et une caricature bodybuildée. Alors que le passage à l’âge adulte se fait très progressivement pour la majorité des êtres vivants, les insectes font leur entrée comme à la scène, de façon assez spectaculaire. Le show se fait en 4 étapes : œuf, larve, nymphe (ou chrysalide ou pupe) et… adulte !

3- Des architectes ambitieux

Les nids d’insectes rivalisent d’ingéniosité et de formes. Et pour cause, nos 6 pattes sont à la fois architectes de génie, ingénieurs des Ponts et Chaussées et designers. Les motifs géométriques des alvéoles font pâlir d’envie les « Philippe Starck ». Quant aux termitières africaines, elles surpassent largement la capacité d’accueil des bâtiments conçus par Le Corbusier. Hautes de 3 mètres et profondes de 10 mètres, elles offrent un abri entièrement climatisé à ses 5 millions d’habitants.

Sophie Nicaud