Covid-19 : Égalité et solidarité, les deux clés pour s’en sortir

Les pays qui s’en tirent le mieux avec la maladie ont recours à deux remèdes miracles : la solidarité et l’égalité. Une étude comparative pointe ces deux qualités. Et pourtant, la solidarité n’est pas ce qui est le mieux partagé : les vaccins manquent aux trois-quarts de la planète

1- États-Unis : l’égalité pour lutter contre la maladie

On a pu dire au début de la pandémie de la Covid-19 que les pays gouvernés par des femmes s’en tiraient mieux. Une étude de l’université du Tennessee montre qu’il n’y a pas de causalité mais souligne deux éléments essentiels. Plus un pays est égalitaire et mieux il s’en tire. Et plus ses citoyens sont solidaires entre eux et mieux ils combattent le virus : dans un pays qui promeut le bien-être de la société en général plus que la compétition, les citoyens sont susceptibles de s’entraider et d’adopter des mesures qui les protègent à eux mais aussi aux autres.

C’est ainsi que les pays à la fois égalitaires (avec une faible disparité de pouvoir et de revenus) et solidaires (Nouvelle-Zélande, Trinidad et Tobago, etc.) ont un taux de mortalité moyen dû à la Covid-19 de 1,89 pour 100 000. Inversement, des pays inégalitaires comme les États-Unis ou la France ont une moyenne de 28,79 morts pour 100 000.

Et les femmes au pouvoir ? C’est un signe et pas une cause : un pays égalitaire est plus susceptible de voter pour une femme.

2- Europe-Afrique-Amérique : pour une meilleure répartition des vaccins

En tout, 11,3 milliards de doses de vaccin contre la Covid-19 ont été commandées dans le monde pour 5,8 milliards de personnes de plus de 15 ans. Un chiffre global qui permettrait de bien répartir les vaccins. Sauf que 75% de ces doses sont trustées par 10 pays. La Grande-Bretagne, par exemple, a commandé sept doses par personne, le Canada neuf. Inversement, les 55 pays africains se partagent assez pour proposer 0,5 dose par personne. L’Ukraine, le Pakistan, le Bangladesh sont entre 0 et 0,5 dose par personne. Certes l’initiative Covax, coordonnée par l’OMS, vise à donner des vaccins dans les pays les plus pauvres mais elle a pris du retard : le Ghana, premier pays à vacciner avec Covax, n’a débuté que fin mars.

Le journal médical The Lancet a lancé un avertissement : on ne pourra sortir de la pandémie de la Covid-19 que si tous les pays sont équitablement vaccinés. Notamment car chaque jour qui passe sans qu’une part suffisante de la population mondiale ne soit vaccinée accroît les risques d’apparition de mutations résistantes aux vaccins actuels.

3-Russie : les toutous disposeront aussi d’un vaccin !

Non contente d’avoir développé trois vaccins anti-Covid-19 pour les humains, la Russie va aussi en disposer d’un pour les animaux. Carnivac-Cov commence à être fabriqué et a été testé sur les chiens, les chats, les renards et les visons. Coup de bol pour eux : ils développent des anticorps dans 100% des cas.

4- Grande-Bretagne : c’est mauvais pour le moral

Les malades de la Covid-19 ont plus de probabilités de souffrir de séquelles psychiatriques ou neurologiques que les malades d’autres maladies de même type. Une étude britannique parue dans The Lancet estime que la probabilité de problèmes de ce type augmente de 44% par rapport aux suites d’une grippe. Ils touchent près d’un tiers des anciens malades dans un délai de six mois. Les troubles les plus fréquents sont l’anxiété (17% des cas) et la dépression (14%). Cette étude analyse les données de 236 000 patients mais elle n’avance aucune explication valable.

5-Brésil : plus assez de tombes

A São Paulo, le nombre de morts de la Covid-19 est tel que l’on vide les tombes anciennes dans les cimetières pour laisser la place aux nouveaux morts. Habituellement, on pratique cet échange au cas par cas. Depuis fin mars, il est devenu automatique et toutes les tombes anciennes sont vidées préventivement.

Jean Luc Eluard