Des actus (positives) : Une grande nécropole médiévale découverte dans les Deux-Sèvres, deux guerriers Vikings réunis 1000 ans après au Danemark

Si vous avez raté les infos scientifiques les plus marquantes ou étonnantes, Curieux.live vous offre une séance de rattrapage sur les découvertes archéologiques à la veille des Journées européennes de l’archéologie

 

1- Une grande nécropole médiévale découverte dans les Deux-Sèvres

C’est l’Inrap qui l’annonce ce 10 juin 2021 : les archéologues de l’institut ont mis à jour un vaste cimetière datant du haut Moyen Âge. Plus exactement à Rom, à 40 kilomètres au sud de Poitiers, où  des fouilles préventives avant la construction d’un assainissement collectif sont menées depuis le 15 février 2021.
Des fouilles fructueuses puisque sur les 260 mètres où elles s’étendent autour de l’église Saint-Paulin, les archéologues ont découvert pas moins de 150 tombes.

La petite commune de 865 habitants longée par la route nationale 10 est connue pour son Musée de Raurarum. Le nom romain de la petite cité qui se situait alors au carrefour de 3 voies romaines. L’Inrap rappelle : « l ’actuel bourg de Rom est en partie édifié sur une agglomération antique implantée au carrefour de trois voies romaines, dont la voie impériale reliant Poitiers (Lemonum) à Saintes (Mediolanum). Les nombreuses recherches ar­chéologiques, menées depuis la fin du XIXe siècle, ont notamment permis de dater le développement de Rauranum (Rom) au Ier siècle ap. J.-C. »
Les différentes sépulture s découvertes, de la pleine terre au sarcophage en passant par des  ou en coffre de pierres sèches sont datées du IXe Xe siècle.
Mais d’une rue à l’autre les techniques d’inhumation varient et l’Inrap explique : « La présence de sarcophages permet de dater cette première phase d’inhu­mation de la période mérovingienne, avec hypothétiquement une phase pré­coce de sépultures en contenant bois et/ou en linceul. »

Les archéologues vont maintenant procéder à une phase d’analyse des découvertes : de la datation au radiocarbone mais aussi des analyses paléo-génétiques pour identifier des liens de parentés entre les personnes inhumées.

Et peut-être de réunir deux membres d’une même famille comme dans la découverte suivante.

2- Deux guerriers Vikings réunis 1000 ans après au Danemark

L’histoire de cette découverte est incroyable. Si les archéologues  de l’Inrap pourront rapprocher des membres d’une même famille qui ont été inhumées dans la même commune à Rom (voir ci-dessus) il y a  plus de 1000 ans, là, il s’agit de deux personnes éloignées de 1100 kilomètres.

Deux guerriers vikings appartenant à la même famille viennent en effet d’être réunis au Musée de Copenhague. L’AFP relate : « Une cartographie de l’ADN des squelettes de l’époque viking (entre le VIIIe et le XIIe siècle) a permis fortuitement de découvrir qu’ils étaient parents au deuxième degré ».

Le premier, mort vers l’âge de 50 ans a été découvert en 2005 à Otterup, dans le Danemark-du-Sud, avec des traces de coups. Le second a été retrouvé en 2008, inhumé autour de 20 ans dans une fosse commune près d’Oxford, avec lui aussi des trace des coups.

Si les deux guerriers vikings parents sont morts vers 1100, il n’est pas possible de connaître précisément leur lien de parenté. L’archéologue Jeanette Varberg, du musée national de Copenhague a expliqué à l’AFP qu’« il est très rare de découvrir des liens de parenté entre différents squelettes, surtout quand il ne s’agit pas de souverains. Si la parentèle est incontestable, il est toutefois impossible de déterminer le lien exact entre les deux hommes. » Et sans datation possible la marge d’erreur est de 50 ans.

Alexandre Marsat