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1- Des baleines bleues s’accouplent avec des rorquals communs

L’amour n’a pas de limite me direz-vous. Mais la découverte demeure étonnante : les baleines bleues ont pris l’habitude de s’accoupler avec des rorquals communs. Certes, les deux espèces font partie de la même famille de cétacés : les Balaenopteridae. La baleine bleue est même nommée rorqual bleu et le rorqual commun est bien une baleine mais ils ne sont pas de la même espèce.

C’est donc un peu comme si un chien et un renard (de la grande famille des canidés) prenaient la décision de s’accoupler.

La baleine bleue étant en voie de disparition sur la Liste rouge des espèces menacées de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), les chercheurs ont entrepris d’analyser son ADN pour évaluer le niveau de consanguinité. C’est ainsi qu’ils ont passés au crible l’ADN de 26 baleines bleues d’Atlantique Nord. Les scientifiques ont découvert, stupéfaits, que 3,5% de son ADN provenaient du rorqual commun.

L’étude publiée dans la revue scientifique Conservation Genetics démontre que les baleines bleues s’accouplent non seulement avec les rorquals communs mais aussi avec leur « progéniture hybride ».

Si on avait déjà observé que les deux baleines pouvaient se reproduire, cette recherche dévoile que cet accouplement est plus régulier que l’on imaginait et qu’il a donc lieu aussi avec leur progéniture, ce qui semblait impossible.

En ce qui concerne la consanguinité, bonne nouvelle : elle est moins importante que ce qui était attendu.

2- Le plus ancien village fortifié au monde découvert en Sibérie  

Le plus vieux village fortifié au monde se trouverait en Sibérie. De quoi ravir les fans de Game of Thrones qui se remémorent qu’au pied du Mur, dans Chateaunoir (Castle Black) se tient la Garde de Nuit face aux terres glacées des sauvageons.

Ce village fortifié sibérien aurait 8000 ans. Situé dans la Taïga à 2500 kilomètres à l’est de Moscou, nommé Amnya, il était occupé par des chasseurs-cueilleurs. Au-delà de la datation, c’est cette occupation qui interpellent les scientifiques qui ont publié les résultats de leur recherche dans la revue Antiquity de l’Université de Cambridge.

Citée par Geo.fr,  Henny Piezonka, de l’Institut d’archéologie préhistorique de l’université libre de Berlin, première auteure de l’étude précise : « Cette découverte modifie notre perception des premières sociétés humaines. Elle remet en question l’idée selon laquelle les premiers établissements permanents auraient été édifiés lors de l’avènement de l’agriculture. »

Cela interroge aussi sur l’innovation technologique dont on su faire preuve ces sociétés de chasseurs-cueilleurs vers la fin du mésolithique. Ces habitants qui pêchaient dans la rivière en dessous du village et chassaient notamment l’élan et le renne dans la taïga ont alors changé leur comportements sociaux. Les archéologues concluent dans leur étude : « Cet horizon d’innovation suggère de profondes transformations dans les structures sociopolitiques des populations de chasseurs-cueilleurs du début de l’Holocène vivant dans la taïga, notamment une plus grande cohésion de groupe, une sédentarité et une territorialité accrues, ainsi qu’une augmentation des tensions et des conflits sociaux entre les groupes. »

La fortification de leur habitat répond alors à ces changements.

Alexandre Marsat

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