Si vous avez raté les infos scientifiques les plus marquantes ou étonnantes, Curieux.live vous offre une séance de rattrapage

1- Le plus gros serpent du monde découvert en Amazonie

Victimes d’ophiophobie (peur des serpents) s’abstenir. Le plus gros serpent du monde (entre 200 kilos) a été découvert en Amazonie. Plus exactement dans les eaux des rivières de la forêt tropicale d’Equateur. Les plus de 30 ans pourront y voir un remake du film Anaconda, le prédateur où une équipe de tournage se fait avaler un par un par un anaconda.

Et ici, il s’agit bel et bien d’un anaconda qui a été découvert. Une jolie bête de 6 mètres de long pour 200 kilos. Mais ne partez pas en courant, l’anaconda a tendance à craindre l’homme et aucune attaque mortelle d’un humain par un anaconda a été confirmée. Vous pouvez d’ailleurs voir un plongeur nager à côté du serpent sur la chaîne youtube du media The Independent ci-dessous.

Cet anaconda a été découvert dans le Parc national Yasuni, en Équateur après 20 ans de recherches dans toute l’Amérique du Sud. Pour les scientifiques qui ont publié les résultats de leur recherche dans la revue Diversity, il s’agit d’une nouvelle espèce d’anaconda. Tout juste nommée Eunectes akiyama (ou anaconda vert du nord), elle a été distinguée d’Eunectes murinus avec qui elle était confondue grâce aux analyses génétiques.

Interrogé par National geographic, Bryan Fry, co-auteur de l’étude explique que les deux espèces ont une différence génétique de 5,5% quand la différence entre l’homme et le chimpanzé est de 2% !

Dans leur abstract, les scientifiques précisent : « Au-delà de sa signification académique, cette étude a des implications vitales pour la conservation de ces espèces de reptiles emblématiques, soulignant notre manque de connaissances sur la diversité de la faune sud-américaine et la nécessité de stratégies révisées pour conserver les espèces nouvellement identifiées et reclassées. »

D’autant que ce grand prédateur a un rôle clef pour l’écosystème amazonien. Dans un article publié dans The Conversation, Bryan Fry précise les mesures de préservation : « Cela peut inclure de nouvelles protections juridiques et des initiatives visant à protéger l’habitat. Cela peut également impliquer des mesures visant à atténuer les dommages causés par le changement climatique, la déforestation et la pollution, tels que les effets dévastateurs des marées noires sur les habitats aquatiques. »

2- Un rouge à lèvres vieux de 4000 ans

C’est une découverte archéologique exceptionnelle qui a été réalisée en Iran. Un tube de pierre (Chlorite) de la forme de nos actuels tubes de rouge à lèvres ou de baume à lèvres a été découvert dans le sud de l’Iran, à Jiroft. A l’intérieur de ce tube, âgé de 4000 ans, des traces d’une pâte rouge ont été repérées grâce à la spectrométrie de masse, à la microscopie électronique et aux analyses chromatographiques.

Résultat : « Le mélange ainsi observé présente une ressemblance frappante avec les recettes des rouges à lèvres contemporains » comme l’explique les chercheurs qui ont publié leur recherche dans la revue Scientific reports.   

Ils ajoutent que si c’est le plus vieux tube de rouge à lèvres découvert, « cette date relativement précoce est loin d’être surprenante, compte tenu de la longue tradition technique et esthétique bien connue de la cosmétologie dans l’Iran ancien ».

Alexandre Marsat

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