Pourquoi respire-t-on ?

Il y a des questions que l’on se pose même plus car cela nous paraît normal. Normal comme respirer. Alors pourquoi respire-t-on ? On peut répondre à juste titre : pour vivre. D’ailleurs à l’expression « vivre d’amour et d’eau fraîche », on devrait ajouter « et d’air pur ». A moins d’être un poisson. Et finalement lui même respire dans l’eau.

Vous commencez à vous dire que tout cela n’est pas simple ? Alors reprenons dans l’ordre. Si on respire, ce n’est pas que le corps aime l’air mais qu’il a besoin d’oxygène. Une fois arrivé dans les poumons, la machinerie se met en place. L’oxygène arrive dans les alvéoles, c’est-à-dire le fin fond des poumons après avoir traversé les bronches et les bronchioles. Ici, il est récupéré par les globules rouges. Ces derniers ont de l’hémoglobine dont l’atome de fer va accrocher notre cher O2. Et c’est parti pour le grand transport à travers tout le corps pour l’acheminer là où il est nécessaire : aux organes, aux cellules, aux muscles… Mais l’hémoglobine ne repart pas à vide, elle se recharge en CO2, c’est-à-dire en déchets. Elle les évacue dans le sens inverse, toujours grâce aux poumons lors de l’expiration. Inspirez, expirez, c’est la vie !

Calmez votre stress

Et maîtriser sa respiration a de nombreux atouts. D’abord, il faut veillez à ce que l’on respire comme à ce que l’on mange. La pollution atmosphérique a de graves conséquences sur le développement des poumons de nos enfants. Elle nous expose aussi à de nombreuses maladies pour ces effets cancérigènes, accentue les problèmes cardiovasculaires, les affections respiratoires… Et cela n’est pas anodin : pour l’OMS, la pollution de l’air est responsable d’au moins 7 millions de décès prématurés par an. Quand on sait que 9 personnes sur 10 respirent un mauvais air, le tableau s’assombrit d’année en année. Mais respirez un grand coup… cela réduit le stress et l’angoisse. En effet, l’habituelle injonction est juste. Une étude menée par des scientifiques américains de l’université de Stanford a montré l’action de la respiration sur un sous-groupe neuronal : plus on respire vite, plus il s’active. Plus on respire lentement et profondément plus on se calme et on se détend. Pffffffffff.

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