Des actus (positives) : la loutre de mer se réchauffe sans effort, des œufs d’autruche de 250.000 ans dévoilent le climat

Si vous avez raté les infos scientifiques les plus marquantes ou étonnantes, Curieux.live vous offre une séance de rattrapage

1- Les loutres de mer se réchauffent sans effort

Vous avez rêvé tout l’été de vous refroidir pendant les canicules, le tout en restant immobile ? Sachez que la loutre de mer, elle qui affronte des températures froides sait se réchauffer en restant immobile tel un phoque sur sa banquise…

Si tout un chacun sait que la meilleure manière de se réchauffer est de bouger et de ne surtout pas rester immobile. Le tout pour activer son métabolisme et lancer la production de chaleur en brûlant des calories, la loutre de mer fait tout l’inverse. Mais, comme les autres mammifères, elle utilise tout de même ses réserves de graisses pour cela. Oui la vie est injuste…
Eh oui, l’énergie métabolique des loutres est produite à partir des graisses et sucres via leurs muscles mais sans en bouger un seul !

On avait déjà remarqué que la loutre de mer, capable de plonger en apnée pendant 8 minutes dans les eaux froides au large de l’Alaska pour chasser, perdait jusqu’à 25% de sa masse corporelle par jour. On sait maintenant pourquoi.
C’est une étude publiée dans la célèbre revue scientifique Science qui nous l’apprend. Les chercheurs précisent dans leur abstract : « on sait que la fourrure exceptionnellement épaisse de la loutre de mer est utile, mais elle est également réchauffée en interne par une fuite thermogénique du muscle squelettique, un processus qui élève leur taux métabolique trois fois au-dessus de celui attendu pour leur taille ».

Mais ne soyez pas jaloux des loutres car elles pourraient permettre d’investiguer de nouvelles pistes pour lutter contre l’obésité : « Si on peut arriver à augmenter la production (de chaleur) et le métabolisme de base, on peut théoriquement stimuler le métabolisme humain et lui faire brûler plus de calories », explique à l’AFP Traver Wright, auteur principal de l’étude.

Mais pour l’instant, ce n’est pas en restant dans le canapé que l’on va maigrir mais en se bougeant et en ayant une alimentation équilibrée.

2- Quand des œufs d’autruche de 250.000 ans dévoilent un évènement climatique

La paléontologie réserve bien des surprises. La dernière en date est la découverte d’un évènement climatique survenue il y a pas moins de 250.000 ans en Afrique du Sud. A cette période, la zone n’était pas aride comme aujourd’hui mais humide et chaud. C’est en tout cas ce que nous apprennent les coquilles d’œufs d’autruches.

L’étude de ces coquilles permet de deviner leur régime alimentaire et donc l’écosystème où elles évoluaient.  Mieux, en étudiant des œufs d’autruche datés d’au moins 250.000 ans, découverts en 1990 à Bundu Farm à une soixantaine de kilomètres à l’est du Cap, les chercheurs ont pu déterminer le climat. Et avec des analyses sur d’autres œufs de 200.000 ans, ils ont pu établir que le climat avait changé pour devenir aride.

Science Daily précise que Bundu Farm est « l’un des très rares sites archéologiques datés de 250 000 à 350 000 en Afrique australe, une période associée à la première apparition de communautés portant les signatures génétiques d’Homo sapiens.(…) Un processus de changement des climats humides et secs reconnu comme moteur du renouvellement et de l’évolution des espèces, y compris l’Homo sapiens. »

Cette étude permet alors de comprendre comment les espèces et notamment Homo Sapiens ont évolué.

Alexandre Marsat