Des actus (positives) : le vélo électrique est bon pour la santé, la plus vieille peinture rupestre, l’Inrap propose une expo sur l’esclavage colonial

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Le vélo électrique est du sport ! Et c’est bon pour la santé

Peu sportif, la prise de conscience écologique et la pandémie de la Covid-19 vous auront finalement poussé à remonter sur un vélo. Oui mais pas n’importe lequel : un vélo à assistance électrique (VAE). Mais vous êtes toujours un peu torturé par votre mauvaise conscience… Ce n’est pas vraiment sportif ce coup de pédale décuplé par la puissance électrique.
Alors cette chronique du Monde.fr aura de quoi vous ravir en ce début d’année. Vous pourrez même inciter fièrement vous amis à suivre votre exemple en montant sur La Petite reine électrifiée. L’auteure, Pascale Santi, rappelle qu’une « étude publiée fin 2018 dans International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, impliquant au total 300 participants, a montré que le VAE améliore les capacités cardiorespiratoires des personnes physiquement inactives. »
Mieux, elle ajoute : « En termes de MET (équivalent métabolique), il se situe autour de 5 ou 6, soit entre la marche à pied (3,5 MET) et le vélo standard (de 6 à 7 MET) ».
Allez toutes et tous en selle !

Vieille de plus de 45.000 ans, la plus ancienne peinture rupestre découverte en Indonésie

Un cochon sauvage de profil peint à l’ocre rouge. C’est la plus vielle peinture rupestre connue à ce jour qui a été découverte par des chercheurs australiens dans ans la grotte de Leang Tedongnge  au sud de l’île de Sulawesi (Indonésie).

Les archéologues de l’université Griffith de Brisbane ont publié les résultats de leur étude dans la revue scientifique Science Advances. Ils expliquent dans l’abstract : « À notre connaissance, la peinture animalière de Leang Tedongnge est la première œuvre d’art figurative connue au monde. Il n’y a aucune raison de supposer, cependant, que cet art rupestre précoce est un exemple unique en Asie du Sud-Est insulaire ou dans la région au sens large. »
Ce n’est pas seulement un record d’ancienneté, c’est surtout une avancée pour la compréhension de l’installation de l’homme et ses migrations. Sciences et Avenir précise: « Ces datations très importantes pour l’histoire des premières créations artistiques humaines le sont aussi comme preuves archéologiques de l’ancienneté de la présence humaine dans cette vaste zone d’îles océaniques, porte d’entrée du continent australien, où les Hommes anatomiquement modernes sont arrivés il y a 65.000 ans ».

Lire aussi à ce sujet l’article très complet de Jean-Paul Fritz dans l’Obs.

« De sucre et de sang » : une expo de l’Inrap raconte l’esclavage colonial

L’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) propose aux collégiens une exposition itinérante pour présenter l’histoire de l’esclavage

L’Inrap explique dans son communiqué de presse : « Depuis une trentaine d’années, les données de l’archéologique préventive collectées sur des sites de futurs aménagements se sont avérées une source sans équivalent pour étudier et documenter le système esclavagiste, qui a fait la prospérité et façonné l’identité de nombreuses sociétés modernes. » Cette exposition itinérante prendra place dans une « archéocapsule« . Nommée « De sucre et de sang », l’exposition a été produite en partenariat avec la Fondation pour la mémoire de l’esclavage (FME) et la Ligue de l’enseignement qui la diffusera auprès du jeune public.

Alexandre Marsat