Des actus (positives) : les mammifères peuvent respirer par l’anus, 9 Néandertaliens découverts en Italie, des chevaux sauvages creusent des puits

Si vous avez raté les infos scientifiques les plus marquantes ou étonnantes, Curieux.live vous offre une séance de rattrapage

1- Les mammifères peuvent respirer par l’anus

Les experts ès blagues scatologiques en tout genre vont pouvoir s’en donner à cœur joie : les mammifères peuvent respirer par l’anus. Cette découverte dévoilée par une étude japonaise est pourtant pleine d’espoir car les mammifères respirent par l’anus s’ils sont en détresse respiratoire.
Et nous, humains puisque nous sommes aussi des mammifères ? C’est bien là que repose tout l’intérêt de cette étude. Comme l’écrivent les chercheurs de la Medical and Dental University de Tokyo dans l’abstract de leur étude publiée par Med : « L’administration intra-rectale d’une forme liquide d’O2 connue sous le nom de perfluorodécaline, un composé historiquement utilisé dans les cliniques pour la ventilation liquide par administration des voies respiratoires, est hautement tolérable et efficace pour améliorer l’insuffisance respiratoire sévère. »

Leur étude est née de l’observation de l’EVA, une respiration entérique via l’anus, connue chez les poissons ou araignées. Ainsi, les chercheurs ont testé la possibilité d’une oxygénation par les parois du rectum chez les souris et les cochons comme on peut le faire pour la prise de médicaments qui passent alors rapidement dans le sang. L’AFP qui présente les résultats de l’étude explique : « l’oxygène délivré tant sous forme de gaz que de liquide (plus adapté pour l’homme) a accru l’oxygénation, normalisé le comportement des animaux, et prolongé leur temps de vie ».
Reste le plus important : tester la méthode chez les humains…

2- Neuf Néandertaliens de 50 à 100.000 ans découverts dans une grotte en Italie

C’est une découverte qui va permettre de mieux comprendre l’histoire du peuplement de l’Italie : neuf néandertaliens ont été trouvés dans la grotte Guattari située entre Rome et Naples. Ils sont âgés entre 50.000 et 100.000 ans pour le plus ancien.

De quoi réjouir le ministère de la culture italien qui explique dans un communiqué : « Plus de quatre-vingts ans après la découverte de la grotte Guattari à San Felice Circeo, de nouvelles découvertes sont fondamentales pour l’étude de l’homme de Neandertal et de son comportement. Au cours de recherches systématiques (…) qui ont débuté en octobre 2019, d’importantes découvertes de fossiles ont émergé attribuables à 9 individus de Neandertal (…). Ceux-ci, ainsi que les deux autres trouvés dans le passé sur le site, portent à 11 le nombre total d’individus présents dans la grotte Guattari, s’affirmant ainsi comme l’un des endroits les plus significatifs au monde pour l’histoire de l’homme de Neandertal. »

Découverte en février 1939, la grotte de Guattari recèle de milliers d’os d’animaux très anciens comme des éléphants et des cerfs géants.

 

3- Des ânes et chevaux sauvages creusent des puits dans le désert utiles à la faune et la flore

Le mois dernier, Curieux vous expliquait comment les wombats protègent les animaux de la sévère sécheresse qui frappe l’Australie en agrandissant leurs longs terriers. Des scientifiques viennent d’observer une conséquence similaire avec des ânes et chevaux sauvages dans les déserts nord-américains. Des ânes et chevaux sauvages creusent le sol pour y trouver de l’eau. Ces puits deviennent alors de mini-oasis pour la faune mais aussi la flore qui profitent de cette ressource.

Les scientifiques précisent dans leur étude publiée par Science : « le creusement de puits d’au moins deux mètres dans les eaux souterraines par des équidés sauvages a augmenté la densité des caractéristiques de l’eau, réduit les distances entre les eaux et, parfois, fourni la seule eau présente. La richesse et l’activité des vertébrés étaient plus élevées dans les puits équidés que dans les sites secs adjacents et, en imitant les perturbations causées par les inondations, les puits équidés sont devenus des pépinières pour les arbres riverains. »

Pour ces chercheurs, cette nouvelle disponibilité en eau permet même « d’augmenter la résilience à l’aridification en cours causée par l’homme ».

Alexandre Marsat